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Forum de 25 février 2017


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Ancrer l'action collective sur le territoire et construire ensemble le futur des garrigues.


Le Forum des Garrigues a eu lieu le Samedi 25 février 2017 à Villeveyrac en partenariat avec la LPO.

Cette année, nous avons souhaité laisser la possibilité aux conjoints et enfants des membres du collectif de participer à cette rencontre. Ils ont pu randonner accompagnés d'un animateur de la LPO (Valérian Tabard) riche de connaissances sur ce territoire.
Le Forum s'est déroulé tout au long de la journée avec en matinée des ateliers de travail suivi d'un pique nique partagé au sein du parc pédagogique du Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage et des animations dans l'après-midi (visite du parc du centre, lâcher d'oiseaux dont un Milan Royal, visionnage de documentaires, ...).
Environ une cinquantaine de personnes se sont mobilisées lors de cette journée à la fois studieuse et conviviale.

L'Atelier 1 du matin concernait l'organisation de futurs "chantiers participatifs" (aide à la restauration d'un bâti, débroussaillage d'un site de garrigue exceptionnel...) ";Consulter le Compte Rendu de l'atelier sur les chantiers participatifs .

L'Atelier 2 consistait à analyser l'utilisation des outils de communication mis en place au sein du collectif et éventuellement de repenser ceux-ci pour qu'ils soient plus simples et facilitent les échanges et le partage de connaissance entre membres du réseau; télécharger le compte rendu de cet atelier. Consulter le Compte Rendu de l'Atelier sur les outils de communication

Pour finir, un atelier collectif a été proposé pour faire suite à un travail débuté en 2007 autour de la "Garrigue au XXI° Siècle". 4 scénarios avaient été réalisés (cf.ci-dessous), cette année nous avons voulu analyser les projections qui avaient été faites et les compléter avec des nouvelles problématiques inconnues auparavant. Les propositions ont été dessinées par Manuel et Nadine. Vous souhaitez télécharger le compte rendu!


Liste des inscrits


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Milan Royal


Futurs possibles : quel paysage pour la garrigue en 2030 ?

En 2007, dans le cadre de l’exposition « Mais où sont passées nos garrigues ? » les Ecologistes de l’Euzière interrogeaient le public sur le paysage futur des garrigues et demandaient à partir de quatre scénarios élaborés par une équipe mixte de chercheurs en géographie et en écologie (CNRS UMR Espace & CNRS CEFE Montpellier) lequel était le plus probable et lequel était le plus souhaitable.


Scénario 1 : Une ville verte dans une forêt méditerranéenne

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  • Le développement urbain s’accentue, englobant les villages.
  • L’environnement est pris en compte (habitat de Haute Qualité Environnementale, piste cyclable...).
  • L’agriculture et l’élevage ont disparu.
  • De grands espaces sont recouverts par la forêt.

Le développement des grandes villes, comme Montpellier, se fait dans des villages de plus en plus éloignés. Cependant, les politiques publiques structurent cette croissance urbaine et sont très sensibles à la valeur des milieux naturels, qui sont de réels poumons verts pour les citadins. Les espaces de verdure autour des villes, sont fréquemment pratiqués pour des loirs de plein air, de type escalade, randonnée, VTT… L’extension des villages se poursuit donc, à proximité des noyaux historiques et le long des principaux axes de circulation, en accord avec la protection de la nature, selon des modèles écologiques de gestion de l’espace. Des lois sur l’environnement incitent les emplois tertiaires et quaternaires afin de réduire le trafic routier et les pollutions liées à la circulation automobile. Par contre, l’agriculture n’as plus vraiment sa place en garrigues, elle se limite à quelques vestiges de vignes historiques de très haute qualité. Les paysages ainsi constitués sont très boisés, puisque la valeur naturelle mise en avant est la forêt méditerranéenne.

Scénario 2 : La biodiversité par l'agriculture

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  • Les transports, devenus très coûteux, contraignent les gens à travailler près de chez eux.
  • L’agriculture locale reprend une place centrale avec des circuits courts de distribution.
  • Les pratiques respectueuses de la biodiversité et des paysages méditerranéens sont favorisées.

Ce scénario résulte de la prise de conscience de l’apport de l’agriculture de qualité, dans le maintien de la biodiversité et des paysages méditerranéens. Cette prise de conscience est soutenue par l’écroulement du transport international, qui implique une relocalisation des productions agricoles. Dans ce contexte, l’équilibre entre le lieu de résidence et le lieu de travail est proclamé comme un objectif majeur en matière d’aménagement du territoire. La croissance des villages de garrigue s’est donc modérée, et les nouvelles constructions, se font au plus proche de l’habitat existant, afin de consommer le moins d’espace possible. Les activités agricoles traditionnelles, de cueillette, viticulture et oléiculture réinvestissent les garrigues. De même que les troupeaux de moutons ou de chèvres, gardés par des bergers ou enclos dans de petits parcs. La forêt est pâturée et coupée pour la production de bois énergie. Le paysage est ainsi ouvert par les activités agricoles, mais la diversité des pratiques permet la préservation d’une mosaïque du milieu. Des chemins, murets et terrasses structurent l’espace.

Scénario 3 : Pressions urbaines

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  • L’étalement urbain s’impose.
  • Des lotissements “chics” occupent les meilleurs emplacements.
  • A l’inverse, des habitats précaires s’étendent.
  • Les activités de loisirs monopolisent de grands espaces.

Pour ce troisième scénario, la ville se développe toujours plus, elle consomme et mite l’espace qui l’entoure. Le développement urbain prend deux formes majeures : ce sont tout d’abord de grandes opérations immobilières, qui se concrétisent par la construction de lotissements protégés par de hauts murs, destinés à une clientèle de luxe. Et d’un autre côté, une certaine population s’installe, sous la forme d’une cabanisation anarchique qui mite les espaces dits naturels. Le modèle de croissance urbaine le long des axes routiers et à proximité des centres urbains se poursuit, mais à plus grande échelle que pour le second scénario. Dans ce contexte là, il est important de développer les axes de circulation entre la ville principale et sa périphérie. Dans ce scénario, les loisirs ont une très grande importance. Les espaces libres sont mis en valeur par la création de golfs, paint ball, Luna Park... Les collines sont le terrain de jeux de motos, quads ou des pistes de 4x4. L’agriculture est également présente sous deux modèles différents. Il y a d’un côté des cultures de haut rendement, basée sur la renommée que se sont fait les crus AOC, et de l’autre côté une agriculture familiale d’autosubsistance, autour des cabanes, basée sur le principe des jardins ouvriers.

Scénario 4 : La garrigue après la crise énergétique

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  • Les ressources pétrolières épuisées, d’autres systèmes, souvent intensifs, ont été mis en place (agrocarburants, exploitation du bois pour le chauffage...).
  • L’espace est géré pour sub­venir aux besoins énergétiques de la société.

Avec l’effondrement du système pétrolier, les populations doivent trouver une alternative énergétique durable. Une conséquence directe de cette crise est l’augmentation des couts liés aux transports et donc la nécessitent une reconcentrer les productions au niveau local. La vie dans les garrigues se replie donc sur elle-même et tourne autour de la production d’énergie mais aussi de cultures vivrières. Cet espace prend alors un profil largement agricole et ouvert, composé de grandes parcelles, de type open fields, pour obtenir un meilleur rendement. Le tout est irrigué par l’eau du Bas Rhône qui trouve enfin son utilité, d’autant plus valorisable que la crise mondiale de l’eau épargne pour l’instant le Rhône. Sur les collines, le paysage prends un aspect forestier de timbre poste, avec de très grandes parcelles de coupes de bois. Au sud, sont installés des champs de panneaux solaires, et sur les sommets bien ventés, des éoliennes. L’ensemble de la ressource naturelle et du potentiel du milieu est utilisé pour produire de l’énergie. Comme ce scénario est une période de crise, l’urbanisation est ralentie.

Lors de l’édito du webzine n°28 en novembre dernier, Jacques Arlandis, président de l’Association Collectif des Garrigues posait la question « Pourquoi ne pas lancer en 2017 une réflexion collective visant à définir notre scénario de prédilection « La Garrigue au XXIème siècle », et produire ainsi un document-référence qui nous permettrait de saisir différentes instances publiques comme, par exemple, l’Assemblée des Territoires, nouvellement créée au sein de la région Occitanie. »

Pour débuter ce vaste chantier, nous vous invitons à participer à un atelier où nous nous demanderons, parmi les scénarios déjà élaborés quelles affirmations se confirment aujourd'hui ? Quels sont les éléments manquants à prendre en compte pour imaginer la garrigue en 2030 ? Et pourquoi pas décider de nous lancer dans ce nouveau projet sur l'écriture d'un document de référence.

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